Poêles à granulés : tout ce qu’il faut savoir

Poêles à granulés : tout ce qu’il faut savoir Crédit photo RIKA Innovative Ofentechnik GmbH

La cote du poêle à granulés de bois, appelé également poêle à pellets, ne faiblit pas. Pratique et efficace, écologique et esthétique, il séduit de plus en plus de particuliers. C’est votre cas ? Voici donc une série d’infos à connaître, de questions à se poser et de détails à ne pas négliger (voir notre vidéo « le poêle à pellets en moins de 2 »).  Utiles aussi pour les propriétaires qui souhaitent prolonger la vie de leur poêle à granulés.

Le poêle à granulés n’est pas un poêle à bois classique. Il a un fonctionnement spécifique et un combustible particulier : le pellet ou granulé de bois. Son approvisionnement est automatique, grâce à un petit silo intégré à l’appareil et une vis sans fin qui alimente le foyer. C’est l’un de ses principaux atouts.  Il existe de nombreux modèles et le choix n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

Trouver le modèle de poêle à granulés qui convient

Appareil de petite ou moyenne puissance, selon la configuration de votre logement, le poêle à granulé peut être un chauffage de confort en remplacement d’un vieux système à bois peu performant, d’appoint, associé à un chauffage au sol par exemple, ou principal.

Différents systèmes des poêles à granulés sont proposés :

poêle à convection naturelle ou rayonnement : il est silencieux, la diffusion de la chaleur se fait par rayonnement et par convection naturelle, sans recours à un ventilateur. Idéal pour chauffer une pièce et les espaces voisins.

poêle ventilé : un ventilateur souffle la chaleur qui se diffuse ainsi plus rapidement. Il chauffe la pièce où il est installé ou plusieurs espaces reliés entre eux, en complément d’un système de chauffage existant. Il diminue sensiblement les consommations d’énergie.

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Photo :  Palazetti (www.palazzettigroup.com/fr)

poêle canalisable : l’air chaud produit par le foyer est poussé par un ventilateur dans  des conduits permettant de chauffer plusieurs pièces.

L’air chaud est diffusé de manière uniforme par le haut, sans soulever de poussière.

C’est une solution intéressante si vous ne souhaitez pas laisser les portes des autres pièces constamment ouvertes pour permettre la diffusion de la chaleur en continu.

 

modèle hydro : raccordé au réseau des radiateurs, le poêle chauffe la pièce et l’eau envoyée dans les radiateurs. Une mini-chaudière en quelque sorte, idéal pour les maisons compactes d’environ 100 m2.

Pour les surfaces importantes, une chaudière à granulés est plus appropriée.

HobbenMaisons neuves : le poêle à granulé est un système prisé dans les nouvelles constructions car il répond aux exigences de la RT 2012 et ne nécessite ni plancher chauffant, ni circuit de radiateurs.

Les fabricants ont conçu des modèles spécialement adaptés aux maisons très isolées (RT 2012, BBC+), à l’instar de ce modèle H5 Signature du fabricant Hoben, capable de satisfaire les plus faibles demandes de chauffage et d’adapter automatiquement sa puissance à l’écart le plus minime de température.

Le poêle à granulés est dans ce cas le mode de chauffage principal. La RT 2012 impose également  l’étanchéité et une régulation de la chaleur dans toutes les pièces de l’habitation. Une faible puissance de chauffage doit donc chauffer un grand espace (faible besoin d’énergie par mètre carré). Cette répartition ne s’obtient que par une bonne ventilation.

Le prix

Selon les modèles et la puissance, la fourchette de prix se situe aux alentours de 1500 à 5000 €.

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Les points à noter dans le choix d’un poêle à granulés

Des aménagements spécifiques à prévoir

 Il faut y penser avant de s’emballer :

– Un espace entre le mur et l’appareil : impossible d’installer un poêle contre un mur, il faut un espace de plus de 30 cm pour laisser l’air circuler et assurer une combustion correcte.  Certains constructeurs ont mis au point des modèles extra plats pour les endroits étroits (un couloir par exemple).

– Évacuation des fumées

Qui dit bois dit fumée, et donc obligation de l’évacuer en toute sécurité. Si le poêle à granulés vient en remplacement d’un ancien système à bois, on peut récupérer le conduit. Sinon, il faut le créer : c’est-à-dire accepter la présence d’un tube métallique qui monte de l’appareil au toit.

Il existe un plan B si vous ne pouvez pas installer un conduit vertical : le poêle à granulés étanche à conduit ventouse, avec une ouverture dans le mur le plus proche.

Une solution acceptable seulement si le poêle est certifié étanche, officiellement par un avis technique du CSTB, et pas seulement par les affirmations d’un installateur… S’il n’est pas parfaitement étanche, il peut y avoir risque de refoulement de monoxyde de carbone, en cas de coupure d’électricité par exemple, si le combustible déjà engagé continue de brûler et que la porte n’est pas parfaitement étanche.

Un poêle bien réglé pour un rendement optimal

Le poêle à pellets est efficace s’il est bien réglé. Un mauvais réglage affecte son rendement et risque de le détériorer. Assurez-vous donc que l’installateur connaît parfaitement le modèle qu’il va vous installer (ce n’est pas toujours le cas).

Le bruit

Les poêles ventilés, s’ils chauffent rapidement, ne le font pas en toute discrétion. Le ventilateur émet en effet un bruit certain, en particulier à l’allumage et à l’extinction. On s’y habitue très vite et les nouveaux modèles sont de plus en plus silencieux. La vis sans fin qui libère les pellets émet également un léger bruit.

Les nouveaux modèles diminuent les décibels et l’on peut régler la vitesse du ventilateur.

Un conseil : demandez à voir le modèle qui vous intéresse en fonctionnement, vous serez de suite fixé ! Sachez également que les années passant, le bruit risque de s’amplifier.

Pas d’électricité, pas de poêle !

Les poêles à granulés ont un moteur électrique pour l’alimentation du foyer et la circulation de l’air. En cas de coupure, l’appareil s’éteint tout simplement et ne chauffe plus. Certains modèles offrent la possibilité de se raccorder à un groupe électrogène, des panneaux solaires photovoltaïques (pour une autonomie complète), ou une batterie 12 volts, via un convertisseur. 

Pensez à l’approvisionnement de pellets

granules France

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La production de pellets ne cesse d’augmenter en France. Elle était de 680 000 tonnes en 2012 et a passé le cap de 1 million de tonnes en 2014. A priori, pas de pénurie en vue, mais la consommation suit la même évolution.

Pour éviter de vous retrouver sans pellets au milieu de l’hiver, stockez (si vous avez de la place) ou assurez-vous qu’il y a un fournisseur local dans votre région.

Votre conscience écologique sera réchauffée si vous employez des pellets locaux, plutôt que venus de régions lointaines, transportés par des camions pollueurs…

Le prix du combustible fluctue

La généralisation des poêles et chaudières à pellets fait que la demande de pellets est forte dans toute l’Europe. Et donc les prix grimpent… La hausse reste toutefois raisonnable. Sans commune mesure avec les énergies fossiles. Pour en savoir plus sur l’évolution des prix, le site prix-pellets.fr a réalisé un tableau comparatif des prix depuis 2005, très instructif.

La qualité des granulés

Pour éviter les mauvaises surprises à l’usage, évitez les pellets « low cost » qui fleurissent un peu partout. Les promotions alléchantes servent parfois à écouler des stocks de moindre qualité : pellets trop humides, beaucoup de poussières, etc. Plus la qualité est médiocre, plus il faudra nettoyer fréquemment le pot et la chambre de combustion. Choisissez donc des granulés de qualité avec des normes reconnues.

Trois certifications existent aujourd’hui en France :

-DIN Plus  (certification allemande)
-NF granulé biocombustible (certification française)
-EN plus (certification européenne).

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Entretien et SAV des poêles à granulés : attention !

Ce point est à vérifier absolument avant de confier l’installation à un professionnel. Si les candidats à la vente et à la pose se bousculent, c’est moins vrai pour l’entretien et les réparations. Il suffit de consulter les forums dédiés pour s’en rendre compte.

  • Assurez-vous auprès du professionnel qu’il s’engage à assurer l’entretien annuel de votre installation et les réparations en cas de panne (suivi et SAV avec les pièces détachées sur place et non chez le constructeur).
  • Vérifiez que le fabricant dispose d’une solide assise et d’un réseau de SAV efficace et réactif au cas où votre installateur cesserait son activité et vous laisse en rade par la même occasion avec l’entretien de votre poêle.

Vous pouvez également souscrire un contrat d’entretien si le tarif vous semble raisonnable.

Un conseil : vérifiez le sérieux du chauffagiste qui va installer le produit  (les labels Qualibois Air et Qualibois Eau sont les bienvenus) et le sérieux de la société qui vend le produit. Si vous achetez en magasin : assurez vous que l’installation est réalisée par un professionnel reconnu et qu’il vous propose un SAV digne de ce nom.

Un modèle labellisé Flamme Verte vous garantit également une performance et une durabilité dans le temps.

Enfin, investissez dans un aspirateur à cendres,  indispensable pour vous simplifier la vie et optimiser l’entretien régulier de votre poêle. Et surtout n’oubliez pas la révision annuelle !

Vous hésitez encore ? Voici un résumé des avantages et des inconvénients du poêle à pellets. A vous de décider…

Les +

  • Un excellent rendement, s’il est bien réglé
  • Il est facile à installer et simple à utiliser
  • Il est propre ! Il demande très peu d’entretien (il faut tout de même vider le cendrier)
  • Il est autonome : 2 à 3 jours en usage normal.
  • Il est programmable : avant votre lever, ou votre retour, il chauffe la maison. A l’heure du coucher, il s’éteint tout seul
  • Design : quel que soit votre style, vous trouverez le poêle à pellets qui vous ira. Les fabricants rivalisent de créativité

Les –

  • Le prix : plus élevé qu’un poêle à bois classique (mais moins cher que d’autres systèmes)
  • La disponibilité du combustible et le risque de fluctuation des prix
  • Le SAV : point faible à vérifier avant tout achat
  • La place nécessaire pour le stockage des granulés et la manutention des sacs : 15 kg, ça pèse !
  • Le pellet craint l’humidité : on ne peut pas le stocker dehors
  • Le réglage n’est pas simple et requiert l’intervention d’un professionnel compétent
  • Le bruit (les modèles récents sont plus silencieux) et l’arrêt en cas de coupure électrique

Trouvez le poêle qui vous va, demandez un devis dans votre région ?

 


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