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Des économies d’énergie

Un système de chauffage en vogue

Faciles et rapides à installer, en construction comme en rénovation, les pompes à chaleurs rencontrent un succès croissant. Elles permettent d’assurer chauffage et eau chaude sanitaire en réduisant sa facture énergétique.

La PAC, renouvelable ou pas ? _ Le système permet de réaliser d’importantes économies comparé aux systèmes de chauffage conventionnel (fioul et autres), mais il n’est pas à proprement parler « renouvelable ». La PAC, si elle émet peu de C02, utilise de l’électricité, une énergie finale dont la production a nécessité beaucoup de combustibles non renouvelables (uranium, charbon…). D’après le site hespul.org, « Au final,une PAC avec un COP de 3 utilise donc environ 3,3 kWh de combustibles non renouvelables pour produire 3 kWh de chaleur : c’est à peu près le même rendement que celui d’une chaudière moderne (basse température ou condensation)  ». En résumé, à l’heure actuelle, la PAC s’apparente plutôt à un chauffage électrique performant consommant deux à quatre fois moins d’électricité. Les innovations techniques devraient permettre d’augmenter les performances des PAC qui n’auront qu’à consommer qu’une faible quantité d’électricité, renouvelable, bien entendu !


4 points à retenir :
• Vérifier le COP de la machine en fonction de la température extérieure, car il baisse avec des températures extérieures plus basses et peut atteindre des coefficients proches de 1 à -2 ou -3°C ! Le COP annoncé par les fabricants est calculé à une température extérieure de + 7°C, bien loin d’une température hivernale !
• Dimensionnement : Un bilan thermique préalable de votre habitation est indispensable pour que la PAC soit correctement dimensionnée et adaptée à vos exigences. Faites appel à un professionnel confirmé.
• Contrôler la consommation électrique annuelle de la pompe à chaleur. Faites installer un compteur dédié par votre installateur. Vous pourrez mesurer précisément votre consommation.
• Etudier d’autres systèmes de chauffage à énergie renouvelable (bois, solaire) avant d’adopter une PAC. Le coût financier et écologique est peut-être plus avantageux


Comment ça fonctionne ?
L’air, l’eau et le sol constituent des réserves d’énergies inépuisables, donc renouvelables et gratuites…Ces calories peuvent être utilisées pour chauffer la maison. Comment ? Grâce à la pompe à chaleur capable de prélever les calories du milieu naturel et de les restituer en chaleur, soit dans l’air ambiant, l’eau ou via un fluide frigorigène circulant dans un plancher chauffant. Son intérêt ? Elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

PAC air, eau ou sol ?
Il existe différents types de pompes à chaleur selon la source de prélèvement des calories.

PAC air/eau : c’est le système actuellement le plus répandu en France. Il est composé d’une unité extérieure, généralement adossée à un mur, qui transmet les calories absorbées dans l’air à un circuit de chauffage : plancher chauffant ou radiateurs basse température.
Certaines versions peuvent s’installer à l’intérieur de la maison. Deux gaines réalisent les échanges avec l’extérieur.
Des PAC « haute température », capables de chauffer de l’eau à une température de 65°C, sont utilisées pour des installations de chauffage, ou combinées (chauffage et eau chaude sanitaire) et surtout installées en remplacement de chaudières fioul ou gaz raccordées sur des circuits de radiateurs traditionnels anciens, non conçus pour la basse température.

PAC air /air : elles diffusent la chaleur dans la maison par de l’air pulsé. L’installation est simple et ne nécessite pas de gros travaux mais le rendement est faible. Les PAC air-air réversibles peuvent faire office de climatiseurs en été. Le système peut compléter une installation déjà existante. Elles ne bénéficient pas du crédit d’impôt.

PAC géothermique : destiné aux maisons individuelles, le système sol/eau capte les calories dans le sol, qui garde une température constante en toute saison, et les transfert aux émetteurs basse température : plancher chauffant ou radiateurs. Il existe plusieurs techniques pour puiser ces calories. Le coût de ces PAC est plus élevé et trouve un intérêt surtout pour une nouvelle construction.
• Le captage horizontal, avec des capteurs enterrés dans le jardin à une profondeur de 60 à 150 cm. La surface de capteur nécessaire est estimée à 1,5 à 2 fois la surface habitable à chauffer.
• Le captage vertical : recommandé pour les terrains limités, il consiste à introduire des sondes géothermiques à une profondeur de 35 à 70 mètres environs. Très performant, ce système est aussi plus onéreux car très technique à mettre en œuvre. De plus, il nécessite des démarches administratives. Plus rare, le captage sur nappe phréatique, performant mais soumis à de nombreuses contraintes techniques et administratives.

Les + Les -
• Simples et rapides à mettre en œuvre
• Ne nécessite aucun entretien particulier
• Facile à utiliser
• Economique, comparé aux systèmes à énergie fossile.
• Les fluides frigorigènes utilisés par les PAC, bien que moins nocifs qu’auparavant pour la couche d’ozone sont encore de puissants gaz à effet de serre.
• L’unité extérieure (PAC air/eau) peut être bruyante et déranger occupants et voisinage.
• Rendement faible (PAC air-air)
• Par grand froid, la PAC air-eau ne suffit pas, il faut lui associer un autre système de chauffage.

A quel prix ?
Le prix varie selon le type de PAC choisie, sa puissance et sa qualité, les accessoires et systèmes de diffusion choisis. Et selon les critères suivants : surface et nombre de pièce et d’occupants, climat, état de l’isolation, état de l’existant, des systèmes de diffusion, etc. A titre d’exemple pour une surface de 100 m2, comptez entre 5000 et 8000 € pour une PAC air/air, 8 à 10 000 € pour une PAC air-eau et près de 15 000 € pour une PAC haute température. Les PAC géothermiques sont les plus onéreuses.

Selon l’Ademe : Une PAC air/air et air/eau : entre 60 et 90 € TTC par m2 chauffé
Une PAC sol/sol et sol/eau : entre 70 et 100 € TTC par m2 chauffé
Une PAC eau glycolée/eau et eau/eau : entre 80 et 185 € TTC par m2 chauffé
Plus d’infos sur l’Ademe.

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